Perception du bruit en Ile-de-France fin 2021 - Synthèse © stock.adobe.com

Perception du bruit en Ile-de-France fin 2021 - Synthèse

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L’Ile-de-France est, structurellement, exposée à un fort niveau de nuisances sonores : habitat concentré, densité des infrastructures de transports (réseau routier, carrefour ferroviaire, système aéroportuaire), présence de nombreuses activités industrielles et commerciales, forte attractivité touristique ….

En 2016, une première étude réalisée par le CRÉDOC pour BRUITPARIF a dressé le panorama de la situation des Franciliens vis-à-vis des nuisances sonores. Si le bruit est loin d’être la première cause d’inconfort auxquels les répondants étaient soumis (le coût de la vie, l’insécurité et, d’un point de vue plus environnemental, la pollution de l’air arrivaient en tête des inconvénients liés au fait de résider en Ile-de-France), il n’en reste pas moins que la gêne induite par le bruit dans la vie quotidienne est réelle, protéiforme (bruits subis ou bruits choisis, bruits au domicile, sur le lieu de travail, pendant les transports …) et qu’elle a des incidences notables sur la qualité de vie, la santé et les relations à autrui.

A la demande de BRUITPARIF, le CREDOC a réédité cette enquête en 2021, afin de voir comment la situation des Franciliens avait évolué sur la période. Il s’agissait, en particulier, de savoir si le repli forcé qui s’est opéré au sein du domicile, avec plus d’une année placée sous le signe de la crise sanitaire, alternant périodes de confinement et de couvre-feu, une réduction drastique des déplacements, la mise en œuvre du télétravail … avait ou pas modifié le rapport des Franciliens à leur environnement et à leur lieu de vie, exacerbant peut-être leur sensibilité au bruit. Les Franciliens sont-ils, en 2021, plus ou moins sensibles au bruit ? Les possibles nuisances sonores sont-elles davantage prises en compte au moment où ils choisissent leur logement ? Les gênes ressenties, notamment à domicile, ont-elles progressé, sont-elles de même nature qu’il y a cinq ans ? Les conflits sont-ils plus nombreux ou bien y a-t-il eu une relative pacification des relations ? A quel moment de la journée, de la semaine, de l’année les gênes sont-elles les plus ressenties ? Dans quelle proportion les télétravailleurs, dans une région où le tertiaire est particulièrement bien représenté et où les cadres sont nombreux, trouvent-ils, à domicile, les conditions qui leur permettent sereinement de mener à bien leurs activités ?

L’enquête s’intéresse également à la qualité ressentie de l’audition et aux possibles conduites à risques, liées au travail ou aux loisirs (usage d’un casque, temps passé sur les jeux vidéos, endormissement avec un casque … ) et sonde les enquêtés sur leur participation associative ou citoyenne en lien avec la problématique du bruit, ainsi que sur les solutions à mettre en œuvre pour lutter contre le bruit.

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