Travail : 38% des Français démotivés au travail, mais heureux !

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Démotivés, mais heureux d’aller au boulot ! Les Français aiment donc bien les pauses machines à café !

Selon un sondage Ipsos, 38% de salariés disent que leur motivation au travail baisse.

Un paradoxe bien français de plus, pas motivé mais heureux d’aller au travail !

Les salariés français figurent en queue de peloton pour la motivation et dans le même temps ils sont quand même contents d’aller au boulot. Le sondage réalisé par Ipsos pour la société Edenred "Bien-être et motivation des salariés européens". Une étude qui porte sur 3.000 questionnaires et près de 9.000 en Europe.

Les Français de plus en plus démotivés au travail Selon ce sondage, 38% de salariés qui disent que leur motivation baisse en France, c’est 15% de plus que les Allemands. Et, c’est ce qui est inquiétant, le mouvement est constant depuis plusieurs années. La confiance envers l’avenir de leur entreprise, n’est pas terrible non plus : 59% des Français se disent confiants sur l’avenir de leur entreprise, bien en-deçà de leurs voisins : les Allemands sont à 90% de confiance. L’indice de confiance français est toutefois en légère hausse, de trois points, par rapport à l’an dernier.

Pour autant, on peut être déçu par son travail, comme l’explique Eric Albert, psychiatre et fondateur de l’Institut français d’action sur le stress. Selon lui les Français attendent beaucoup de leur travail, ce qui peut en faire parmi les meilleurs salariés du monde quand ils y trouvent de la satisfaction. Et d’ailleurs, toujours selon ce sondage, les trois-quarts des salariés français estiment qu’ils consacrent trop de temps à leur travail. 75%, c’est beaucoup ? Oui, mais c’est moins que nos voisins : la moyenne européenne est de 85%. Les Français, démotivés, seraient donc aussi "engagés". Leur démotivation est liée au fait qu’ils ne se sentent pas assez reconnus dans leur travail. C’est un autre des points saillants de cette enquête : 52% des salariés français ne sont pas satisfaits de la reconnaissance de leur implication, contre 46% seulement dans le reste de l’Europe.